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ricardo gonzalez Journaliste indépendant, Ricardo González Alfonso a été condamné à 20 ans de prison en mars 2003 pour avoir dirigé la publication de « De Cuba », la première revue indépendante à paraître depuis la Révolution cubaine de 1959.
2089 jours se sont écoulés depuis le 18/03/2003, jour de l'arrestation de Ricardo Gonzalez à La Havane

Après Lagrimas Negras, l'album qu'il a enregistré avec le chanteur de flamenco Diego « El Cigala », le grand pianiste cubain Bebo Valdés publie Bebo de Cuba un double cd (+ 1 dvd) d'enregistrement de ses propres compositions en big band.

En réalité, il s'agit de 2 CD disctincts, même s'ils ont été enregistrés en même temps.
Le premier est un CD de "big band" avec des arrangements et des orchestrations assez classiques, le deuxième ( "el solar de Bebo") est plus intimiste (huit musiciens sont de la partie quand même) et fait une plus large part au piano de Bebo.

Bebo Valdès accompagné de ses musiciens pendant l'enregistrement de l'album "Bebo de Cuba"

Le pack est accompagné d'un livret avec de nombreuses photos de l'enregistrement et surtout d'un DVD, sorte de "making of" des séances d'enregistrement à New York. Bebo y raconte sa vie, celle de ses parents et de ses grands parents qui étaient esclaves à Cuba. Il explique comment et pourquoi il a composé certains thèmes en pensant au Cuba qu'il a connu lorsqu'il était plus jeune.

C'est un album qui s'écoute très bien , que l'on soit amateur de big band ou de formations plus restreintes

Bebo de Cuba est un projet dont la réalisation lui tenait à coeur depuis de nombreuses années, un projet qui résume sa vie musicale et se fait le reflet de l'histoire de la musique cubaine.

"Bebo Valdès (père de Chucho Valdès), est à 85 ans , le seul survivant des grands pianistes afro-cubains des années 40-50. Rival de Perez Prado, le "roi du mambo”, Bebo inventa à son tour la "batanga”, moins populaire hors de Cuba mais tout aussi retentissante. Son jeu chantant et percutant est imprégné d'harmonie be-bop. Emigré en Suède, il doit son retour sur la scène musicale en 2000, à son apparition dans le film "calle 54”

Bebo Valdés - Biographie


A 85 ans le grand pianiste cubain publie "Bebo de Cuba" un double cd (+ 1 dvd) qui résume sa vie musicale et se fait le reflet de l'histoire de la musique cubaine.

Lagrimas Negras, l'album qu'il a enregistré avec Diego El Cigala, l'a remis sur le devant de la scène, et sa formidable force de vie lui permet de poursuivre d'autres projets : l'album Beautiful Music, enregistré en compagnie du pianiste uruguayen Frederico Britos, le tournage aux côtés de Carlinhos Brown du film El Milagro de Candeal (« Le Miracle de Candeal ») réalisé par Fernando Trueba… et bien sûr Bebo de Cuba un projet de grande envergure, imaginé et mûri pendant de longues années.

J'ai écrit la « Suite cubana » (cd 1) à Stockholm entre 1992 et 1997 sans savoir quand et comment je l'enregistrerai » raconte Bebo. « Elle reflète ma manière particulière d'utiliser les rythmes cubains que sont le mambo, le guajira-montuno, le guaracha-mambo, le son, le bembé… ». La Suite est une oeuvre en huit parties qui débute avec « Är Ni Fröken Pehrson ? » (« Etes-vous mademoiselle Pehrson ? », en suédois), « une introduction dans le style des entrées en scène telle qu'on les composait à Broadway à l'époque de Fred Astaire», raconte Bebo. Le reste de la suite fait entendre un mambo en hommage à Cachao, un bembé qu'il dédié à son fils Chucho, un son pour l'esclave qui s'occupait de lui lorsqu'il était enfant, une guaracha composée en 1982 pour Dizzy Gillespie…tous les plaisirs de la musique cubaine en une suite !

Bebo Valdès à  New York pendant l'enregistrement de l'album "Bebo de Cuba" Bebo Valdès à New York au moment de l'enregistrement de l'album "Bebo de Cuba"

« Dans El solar de Bebo, ce sont les descargas qui prédominent à quelques délicieuses exceptions près, tel le guaguanco qui ouvre les festivités », raconte Nat Chediak, le co-producteur de l'album avec Fernando Trueba. « Les descargas sont directement dérivées de celles que Bebo enregistra pour Norman Granz il y a plus d'un demi-siècle, écrivant alors une page capitale dans l'histoire du jazz cubain. Notons que les balades démarrent comme des boleros et que, dépourvues des rythmes saccadés des percussions latines traditionnelles, elles atteignent leur expressivité maximale. » Au final les balades et les descargas, plus les danzas et joropos, constituent l'essentiel du matériau de El Solar de Bebo.

Il était d'emblée clair pour Fernando Trueba et Nat Chediak que le privilège d'enregistrer ce projet avec Bebo imposait de « l'entourer des meilleurs musiciens de la planête ». « C'est la raison pour laquelle nous sommes allés enregistrer à New York, où résident les tous meilleurs » raconte Nat Chediak. C'est en novembre 2002 qu'ils s'y rendirent. Avec à leur tête le saxophoniste Paquito D'Rivera, on retrouve une série de musiciens formés aux côtés de Mongo Santamaria, Chico O'Farrill, Gerry Mulligan, Ray Barretto, la Fania All Stars, Willie Colon, Dizzy Gillespie, Tito Puente… Ce sont tous de grands noms de la musique latine, comme les minutieuses notules qui leur sont consacrées dans le livret seront vous en convaincre.

Et, au milieu de tout ce beau monde, donc, le patriarche de la musique cubaine : Bebo Valdés. C'est lui qui dès les années 40 commença à développer de nouvelles formes pour le mambo aux côtés de Cachao ; c'est lui l'âme du fameux cabaret Tropicana qui enregistra à Cuba, en 1952, la première « jam session » pour le compte de Norman Granz ; c'est lui qui fit démarrer dans son orchestre le fameux Beny Moré ; c'est lui le créateur de la batanga… Exilé en Suède depuis 1960, il avait sombré dans l'anonymat – jouant du piano dans les hotels – puis en fut progressivement tiré en 2000 grâce à sa participation dans le film Calle 54 de Fernando Trueba.

La suite est désormais connue : la publication de El Arte del sabor, l'album aux deux Grammys, enregistré avec Cachao, Patato et Paquito D'Rivera et la sortie de Lagrimas Negras, un énorme succès en Espagne et une belle réussite en France

Pour Paquito D'Rivera, Bebo de Cuba est « un joyau musical porté par l'élite des musiciens de New York, par une formation identique au légendaire orchestre de jazz Sabor de Cuba avec lequel Bebo marqua de son empreinte l'époque révolue ou la Havane était rayonnante et coquette. »

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