Des Cubains tentent de gagner la Floride dans une Buick 1959
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MIAMI, Floride - 05 février 04
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Image retransmise par les télévisions américaines du groupe de Cubains qui ont tenté de rallier la côte de Floride à bord d'une Buick 1959 transformée en bateau. Les onze clandestins ont été interceptés mardi par un navire de la garde-côte américaine.
© REUTERS. Image prise le 3 février 2004. |
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Un groupe de Cubains qui tentaient de rallier la côte de Floride à bord d'une Buick 1959 transformée en bateau a été intercepté mardi par un navire de la garde-côte américaine, ont fait savoir des proches des exilés cubains.
Sur les onze clandestins, quatre avaient déjà tenté de gagner les Etats-Unis à bord d'une embarcation pour le moins insolite. Cette tentative avait été effectuée en juillet dernier à bord d'une camionnette Chevrolet de 1951, dont les 12 occupants avaient été interceptés puis renvoyés à Cuba.
Les 11 immigrants cubains devraient connaître le même sort, à moins d'être en mesure de prétendre à l'asile politique. Généralement, seuls les clandestins qui atteignent les côtes américaines sont automatiquement autorisés à demeurer aux Etats-Unis.
Leur embarcation, dont l'image a été retransmise par les chaînes de télévision américaine, ressemble à bien des égards aux célèbres voitures américaines des années 1950 qui continuent de parcourir les rues de La Havane.
Le groupe est parti lundi soir d'une plage située à une trentaine de kilomètres à l'est de la capitale cubaine.
"Ils avaient scellé les portes, ajouté un second plancher, des plaques d'acier à la proue, et une hélice", a déclaré un proche des clandestins.
Il a précisé qu'il avait fallu dépenser 4.000 dollars pour transformer la Buick verte en une embarcation apte à naviguer propulsée par son moteur V8 d'origine et pour se munir de téléphones portables afin d'éviter les patrouilles de police sur le trajet de la plage.
Les associations d'exilés cubains ont exhorté les autorités américaines à ne pas expulser les immigrants.
"Rien que pour leur ingéniosité, ils devraient avoir le droit de rester", a estimé Joe Garcia, directeur de la Fondation nationale américano-cubaine.
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